République Algerienne Démocratique et Populaire

Ministère de la Culture

Musée Public National du Bardo

News letter

Actualités

Calendrier

Juillet 2017
Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Présentation

Le musée public national du Bardo est une maison séculaire qui fut, au temps de la Régence Ottomane, enfouie dans la campagne algéroise connue sous le nom du «Domaine de Mustapha Supérieur ».


Aujourd’hui, le musée se profile derrière le grand portail du 03 rue Franklin Roosevelt ; une artère importante des hauteurs d’Alger et un pôle patrimonial et artistique inévitable, vu sa proximité avec le Musée National des Antiquités et des Arts Islamiques, l’École Supérieure des Beaux-Arts et le Palais du Peuple.
Selon L.Golvin et G. Marçais, deux historiens qui se sont intéressé à l’art islamique, décrivent cette demeure comme ayant été édifiée entre la fin du 17ème siècle et le début du 18ème. Ils indiquent que son histoire durant le Régence reste imprécise sinon qu’elle fut la résidence d’un prince hafside exilé de son pays natal; la Tunisie. Une thèse appuyée par leur confrère H.Klein ayant eu en sa possession un dessin datant de 1832 ; seul document étayant cette assertion.
À partir de 1830, la demeure passe en mains privées et les riches propriétaires qui y auraient habité ont pu la maintenir dans un état plus que satisfaisant en l’enrichissant par des touches architecturales et artistiques successives, augmentant ainsi sa plus-value. C’est ce qui apparait dans le rapport du Comité du Vieil Alger qui s’intéressa à la villa et y organisa une visite en mai 1912
Le rachat de la villa en 1875 par Ali Bey Bouakaz, Agha de Biskra reste un moment important dans le processus d’embellissement des lieux à travers l’importation de carreaux de faïences de diverses contrées, l’agrément des jardins par une grande variété de végétation ainsi que la construction d’adjonctions (remises et écuries) augmentant ainsi le confort de la villa..
En 1879, elle est acquise par l’industriel P.H.F Joret. Après le décès de celui-ci en 1887, son fils Pierre, pris de passion pour ce lieu, y créa une atmosphère poétique à travers les choix opérés dans sa décoration.  Cet attrait qui se reflète dans l’album de G. Darbéda, architecte du Palais d’été entre 1915 et 1920, est jugé purement orientaliste.
À son décès, la villa revient en héritage à sa sœur qui s’en sépara en faveur du Gouvernement général en 1926.

Le musée

À partir de 1926, le destin de la villa est scellé par sa reconversion en musée de Préhistoire et d’Ethnographie ; une substitution au musée de l’Homme hors métropole.
Georges Marçais, alors directeur du musée des Antiquités, reçut la mission de sélectionner les collections ethnographiques liées à la vie algérienne et de les mettre en scène à travers les dédales intérieurs du noyau originel de la villa qui dans son plan, son organisation interne et ses décorations reste fidèle à la tradition constructive de la maison bourgeoise de l’époque.


Au même moment, les remises et les écuries subissent des agrandissements afin de recevoir des collections de préhistoire venues compléter le parcours ethnographique.
L’architecture extérieure du nouveau corps de bâtiment épouse judicieusement la déclivité du terrain, accentuant ainsi cette construction en terrasses. Sa façade est réalisée dans la pure tradition néo-mauresque et le musée bénéficie ainsi de deux entrées.
De par sa richesse architecturale et historique, la villa fut classé « Monument Historique » le 01 Septembre 1985.

Le 12 Novembre 1985, le Musée fut institué « Musée National » à vocation internationale en vertu du décret N° 85-280 portant création dudit musée ce qui lui valut l’inscription d’une vaste opération de restauration en 1994.

Le projet de restauration

Le projet de restauration a commencé en 2006 après trois ans consacrés à l’étude. Les mesures conservatoires d’urgence ont constitué la première étape qui visait à stopper l’évolution des désordres. 


Les travaux de restauration en soi, ont été consacrés à la mise en place des différents procédés de réparation et de renforcement correspondant aux causes des désordres. Les solutions apportées variaient entre une greffe de nouveaux éléments dans les structures et un retour aux systèmes constructifs originels.

La mise aux normes
Outre la réparation des désordres, il faut rappeler que le souci majeur a été de mettre aux normes les installations techniques de sécurisation du public et l’adapter aux exigences modernes de conservation des collections muséales.


Le parcours muséographique


Aujourd’hui, le musée fonctionne à travers deux éléments forts que sont les expositions temporaires et les activités pédagogiques.  Quant à l’exposition permanente qui se développera sur plus de 1400m2, elle fait l’objet d’un projet de mise en place de nouvelles techniques muséographiques et scénographiques.

A la une

Missions du musée
Les différentes missions du Musée public national du Bardo consistent en la collecte, l’acquisit... Lire la suite
Equipe
Pour mener à bien les missions définies par le décret n° 85-280 du 12 novembre 1985 portant cré... Lire la suite